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Paris, Janvier 2015

Entendu dans l’atelier

par Hippolyte Hentgen

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H - Tu la connais par cœur toi, la phrase de Blanqui qui a servie de copier/coller dans tous les communiqués de presse depuis notre association ?

H- je dirai un truc du genre : Même monotonie, même immobilisme (...). L'univers se répète sans fin, et piaffe sur place. L'éternité joue imperturbablement dans l'infini les mêmes représentations.

H- En parlant de choses écrites, tu te rappelles quand même qu’il faut rendre le texte pour la belle revue; un portrait de femme.

H : -Palombella Rosa, j’ai ça dans la tête depuis ce matin, c’est pas un portrait de femme ?

H : -Ben non c’est un film de Nanni Moretti. Film magnifique d’ailleurs, drôle, intelligent, un peu fou.
Ça doit vouloir dire palombe rouge en français ?
Tu as du le voir déjà, c’est un truc sur le communisme, l’amnésie et le water polo.

H: - Bizarre comme raccourci.

H: - Enfin, c’est pour le dire vite…  Il y a une belle chanson de Bruce Springsteen dedans.
« Hey little girl is your daddy home
Did he go and leave you all alone
I got a bad desire
ooh ooh ooh
I’m on fire ».

H : Ah oui, je me rappelle maintenant. Il y a une scène très drôle avec un extrait déchirant de Docteur Jivago diffusé à la piscine devant les supporters qui récusent une fin si triste.

H- Oui, c’est ça.

H- Je l’ai vu, mais ça fait un bail.
J’aime bien quand il y a des hymnes populaires dans les films, Bruce Springsteen, Omar Sharif ça rassemble peut-être plus qu’un discours politique ?

H- Tu savais que le véritable prénom de Omar Sharif c’était Michel ?

H- Je ne sais pas trop quoi répondre à ça.
Pour en revenir au film je me rends compte que je suis de plus en plus attachée aux œuvres faites de matériaux composites.

H- Dans nos dessins, notre travail en général, c’est de plus en plus présent en tout cas. Les tentatives linéaires ont un peu disparus.

H- En même temps, on est deux, consciences fragmentées inhérentes à la pratique à quatre mains je suppose.

H- Un film fait de flash back de trente ans en arrière et de souvenirs des jours derniers construits à partir de matériaux divers avec un personnage central au contour flou qui recherche quand même, l’innocence du militantisme utopique et la rébellion de son enfance perdue, ça semble être un bon projet.

H - Ça me fait penser au film Je t’aime je t’aime de Resnais.

H - C’est la version tragique.
Claude Rich est parfait dans ce film.

H - Par contre toutes les femmes se ressemblent terriblement. Ce n’est pas si juste, même physique, même tristesse, même pâleur.

H - C’est un film de science fiction, mais je suis d’accord.
Claude Ridder aurait supporté des partenaires plus en reliefs.

H - Et pour le portrait de femme en 3000 signes pour la revue, on fait quoi ?

H - Je ne sais pas :
Valeska Gert, Pagu, Sally Ride, Karen Carpenter, Charmian Kittredge, Amelia Earhart, Emilie Davison, Ursula Bogner, Musa Guston Mayer, Sybil Seely ?

H- Sinon, il y a toujours, Delphine Seirig, Ligya Clark, Karen Dalton, Tarpe Mills, Poto et Cabengo, Violetta Parra ou Olive ?




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